14.09.2017, 00:01  

Bloguer pour mieux influencer

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 14.09.2017, 00:01   Bloguer pour mieux influencer

WEB - Ere du numérique oblige, les marques misent de plus en plus sur les blogueurs pour faire leur pub. Dans le sillage de la pionnière begninoise Kristina Bazan, un couple de nyonnais tente de tracer son sillon.

clémentine aleixendri Textes DRESSCAPE PHOTOS

clementine.aleixendri@lacote.ch

Ils se parent de bijoux branchés, prennent la pose vêtus des derniers trenchs à la mode, portent les fragrances des griffes de luxe, ont leurs entrées dans les cafés les plus «hype» de la région. Claire, 23 ans, et Nicolas, 25 ans, en couple depuis six ans, ne sont ni mannequins, ni millionnaires. Le...

clémentine aleixendri Textes DRESSCAPE PHOTOS

clementine.aleixendri@lacote.ch

Ils se parent de bijoux branchés, prennent la pose vêtus des derniers trenchs à la mode, portent les fragrances des griffes de luxe, ont leurs entrées dans les cafés les plus «hype» de la région. Claire, 23 ans, et Nicolas, 25 ans, en couple depuis six ans, ne sont ni mannequins, ni millionnaires. Le truc de ces deux Nyonnais: tester et promouvoir – en français et en anglais – des articles de mode, beauté ou arcades branchées via leur blog «Dresscape.com», qui enregistre une audience toujours plus large depuis son lancement en décembre 2015.

Ambassadeurs de confiance

Dans le jargon, on les appelle des «blogueurs-influenceurs». Autrement dit des «vrais gens» (et non pas des mannequins sur papier glacé) choisis par les marques pour représenter leurs produits contre cadeau et/ou rémunération. Elle joue les mannequins et graphistes, lui reste (souvent) derrière l’objectif et se charge des aspects techniques. Des compétences complémentaires, apprises sur le tas, qui leur offrent une aura suffisamment importante sur la toile pour influencer une communauté de «suiveurs» (1000 likes sur Facebook, 1800 «followers» sur Instagram) qui colle au public-cible des marques.

«Au début, nous devions acheter nous-même les produits que nous souhaitions mettre en avant sur notre blog, précise Claire, étudiante en traduction à Genève, férue de mode et de photo. Plus le nombre de visites augmentait sur notre blog, plus des marques nous sollicitaient pour des collaborations et plus nous sommes parvenus à en convaincre d’autres de travailler avec nous.» Un pas en avant qui leur permet aujourd’hui de rentrer dans leurs frais et même de s’assurer un petit revenu.

Beaucoup d’appelés, peu d’élus

«On ne fait pas ça pour l’argent, ni pour les cadeaux, assure toutefois Nicolas, qui achève un Master dans l’enseignement spécialisé. D’ailleurs, il nous arrive de refuser des collaborations si les produits proposés ne nous plaisent pas.» Car c’est là la force de ces influenceurs: l’authenticité. «On donne notre avis brut et franc. Si on a un coup de cœur, on le dit. Et si un produit nous déçoit, on le dit aussi», souligne le duo qui intègre les produits et les réinterprète dans son univers, sobre et minimaliste. Une authenticité qui fait vendre, autant, voire plus, que les publicités sur papier glacé. La célébrité? Ils en rêvent, comme tous, mais gardent les pieds sur terre. Car le blogging, c’est beaucoup d’appelés et peu d’élus. «Si on réussit, tant mieux, mais on ne se met pas la pression.»


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